L’UDAF 87 chiffre le budget restreint des familles

L’Observatoire des familles de l’Udaf 87 révèle des inquiétudes croissantes liées au coût de la vie et à l’avenir des enfants. Découvrez les principaux enseignements de cette enquête.

Le quotidien Le Populaire du Centre a consacré un dossier à la précarité étudiante et aux difficultés financières rencontrées par de nombreuses familles haut-viennoises. À cette occasion, l’Udaf 87 a présenté les résultats de son dernier Observatoire des familles, une étude qui met en lumière les inquiétudes croissantes des parents face à l’augmentation du coût de la vie.

Des familles de plus en plus inquiètes pour l’avenir de leurs enfants

Premier enseignement de cette enquête : plus d’un parent sur deux (55 %) estime aujourd’hui ne pas avoir les moyens de préparer sereinement l’avenir de ses enfants. C’est dix points de plus qu’en 2024, signe d’une dégradation rapide du ressenti des familles face à leur situation financière.

Pour Dominique Le Bail, président de l’UDAF 87, ces résultats confirment une réalité observée chaque jour sur le terrain : les dépenses liées à l’alimentation, au logement, à l’habillement ou encore à l’éducation pèsent toujours plus lourd dans les budgets familiaux.

Des stratégies pour faire face

Afin de maintenir l’équilibre de leur budget, les familles développent différentes stratégies :

Malgré ces efforts, certaines familles ont recours au découvert bancaire pour terminer le mois, avec le risque d’un impact durable sur leur situation financière.

Les enfants restent la priorité

L’étude révèle également que les parents continuent de placer les besoins de leurs enfants avant les leurs. Ainsi, 88 % des répondants déclarent privilégier les dépenses liées à leurs enfants, même lorsque cela implique des renoncements personnels.

Comme le souligne Marie-Charlotte Desvaux, directrice générale de l’UDAF 87, les parents font preuve d’une forte capacité d’adaptation pour préserver les conditions de vie et les perspectives d’avenir de leurs enfants, parfois au prix de sacrifices importants.

Cette réalité a également des conséquences sur la vie professionnelle. En Haute-Vienne, 41 % des parents ont aménagé leur activité afin de limiter les frais de garde, tandis que près de trois familles sur dix ont réduit ou interrompu leur activité professionnelle pour cette raison.

Des études supérieures qui représentent un défi financier

La pression budgétaire ne s’arrête pas lorsque les enfants deviennent adultes. Au contraire, les dépenses liées aux études supérieures, au logement étudiant ou aux transports constituent souvent une nouvelle étape difficile à franchir pour les familles.

L’Observatoire met en évidence un phénomène de plus en plus fréquent : le recours à la solidarité intergénérationnelle. Les grands-parents participent davantage au financement des études ou de l’installation des jeunes adultes lorsque les parents ne peuvent plus supporter seuls ces charges.

Une inquiétude forte pour l’avenir

Au total, 63 % des familles interrogées se considèrent aujourd’hui « contraintes » ou « juste » financièrement. Plus préoccupant encore, 66 % des parents estiment ne pas disposer des ressources nécessaires pour envisager l’arrivée d’un enfant supplémentaire dans leur foyer.

À travers cet Observatoire, l’UDAF 87 poursuit sa mission de représentation des familles auprès des pouvoirs publics. Ces chiffres rappellent la nécessité de prendre en compte la réalité vécue par les familles haut-viennoises afin de construire des politiques adaptées à leurs besoins et à leurs préoccupations quotidiennes.